Actualités Automobile

Plusieurs sites de Renault ont été perquisitionnés

10 février 2016 — by Céline0

main

Actualités Automobile

Plusieurs sites de Renault ont été perquisitionnés

10 février 2016 — by Céline0

L’action de Renault a considérablement chuté à la Bourse de Paris, le jeudi 14 janvier 2016. Vers 12h 40, elle a perdu près de 20 % de sa valeur suite à une perquisition des autorités françaises de la concurrence qui a eu lieu la semaine dernière sur plusieurs sites de la grande firme automobile.

Des émissions suspectes d’oxydes d’azote :

Une association allemande de protection de l’environnement avait mis le doigt, fin novembre dernier, sur des émissions polluantes de la nouvelle Renault Espace. Cette association affirme que ce modèle dépasse jusqu’à 25 fois le plafond autorisé en matière d’émissions d’oxydes d’azote (NOx). Ainsi, ces perquisitions qui ont touché quelques sites Renault « laissent fortement penser aux conséquences de l’affaire des moteurs truqués de Volkswagen », selon la CGT, le syndicat le plus important du groupe Renault. C’est ce qui a amené le gouvernement à enquêter sur les émissions polluantes du diesel. Trois sites sont, au total, la cible de cette perquisition, dont celui de Lardy dans l’Essonne.

100 véhicules de marques différentes testés :

D’après un communiqué venant des responsables de Renault, les premiers résultats des tests menés actuellement par le ministère de l’Écologie sur 100 véhicules de différentes marques ne mettraient pas en évidence « la présence d’un logiciel truqueur équipant les véhicules Renault ». Cela dit, la Direction générale de la Concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes procède encore à un complément d’investigation « sur pièce et sur site afin de valider définitivement les premiers éléments d’analyse ». Les responsables de Renault ont ajouté que les tests en cours permettront d’anticiper des solutions d’amélioration pour les véhicules Renault qui sortiront des usines comme pour les véhicules déjà en circulation.

Une grande perte depuis 2008 :

L’annonce de cette inspection des autorités françaises de la concurrence a quand même engendré des conséquences néfastes en ce qui concerne la côte en bourse de Renault. Vers 14 heures, le jeudi 14 janvier 2016, le titre chutait de 13,7 % dans des volumes nourris représentant 3,4 fois leur moyenne quotidienne, accusant ainsi sa plus forte baisse depuis le 10 octobre 2008. 3,5 milliards d’euros (3,8 milliards de francs) de capitalisation boursière s’étaient ainsi envolés en quelques heures. Le titre a perdu jusqu’à près de 23 % à la mi-journée, avant de limiter partiellement ses pertes. PSA Peugeot Citroën, quant à lui, a annoncé que les tests effectués sur ses propres véhicules n’avaient montré aucune anomalie et qu’il ne faisait pas l’objet d’un complément d’enquête de la DGCCRF. Cette filiale de Renault utilise, en effet, une autre technologie de réduction des oxydes d’azote.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *